The Conscious Closet: Quelles solutions afin de changer ses habitudes ?

Il y a plusieurs mois de ça je te parlais de mon achat du livre ‘The Conscious Closet’ de Elizabeth L. Cline, qui m’avait notamment inspiré à entreprendre un gros nettoyage de printemps dans mon armoire.

Exercice pas facile, mais cela m’a bien aidé à prendre conscience de toutes les antiquités que j’avais dans ma penderie et à revoir complètement ma manière de concevoir celle-ci.

J’avais donc envie de vous parler des chapitres suivants du livre, qui nous parlent en autre des possibilités de revendre ou de louer ses vêtements, et nous offrent un gros point sur les différents matériaux dont nos vêtements sont composés.

C’est parti ! 🙂

La revente ou comment contrer la fast fashion

D’emblée, l’auteure nous lance une bombe: la consommation de vêtements va encore tripler d’ici 2050. Alors qu’aujourd’hui, nous achetons déjà deux fois plus de vêtements qu’il y a 20 ans..

Si rien ne change d’ici 30 ans, la mode consommera un quart du budget mondial de carbone (celui qui nous permettrait de rester deux degrés en dessous du réchauffement climatique), selon la fondation Ellen Mac Arthur *. Cela dit, nous pouvons aider notre planète, en produisant et en consommant la mode de façon plus durable. Comment y arriver ? Nous pouvons commencer par rendre plus ‘vert’ les matériaux que nous utilisons.

Dans cette troisième partie de son livre, l’auteure nous propose plusieurs pistes de comment nous pouvons arriver à cette durabilité, à notre niveau individuel. Elle nous partage des stratégies de comment voir la mode comme quelque chose que l’on peut partager, louer et aimer, sans pour cela acheter. En achetant de seconde main par exemple ou en louant, nous pouvons grandement étendre la vie des vêtement et par la même occasion, protéger les ressources qui servent à les fabriquer.

La génération Z (nés entre 1995 et 2010), explique l’auteure, serait complètement fan du principe de la revente !

Avec cette pratique, non seulement nous y gagnons au niveau financier (car nous pouvons retrouver de très belles pièces de haute qualité, revendues à un prix plus bas), mais en plus nous aidons à réduire l’eau, les produits chimiques et l’énergie nécessaires à fabriquer de nouveaux vêtements.

Alors que c’est la fast fashion qui en premier lieu fût décrite comme étant la démocratisation de la mode, le marché de la revente permet à tout le monde, avec n’importe quel budget, de pouvoir s’offrir des vêtements de haute qualité. Si dès le départ nous optons pour de la qualité, nous aurons moins tendance à vouloir changer de veste ou de pantalon tous les trois mois.

Selon Cline, la revente de vêtements pourrait petit à petit prendre le dessus sur la fast fashion.

Alors que beaucoup de marques se lancent dans le recyclage, il existe une autre solution, peut-être plus simple, explique l’auteure: Les marques pourraient faire le choix de produire des vêtements de plus haute qualité mais ne les produire qu’en plus petits volumes. Si par la suite, ces mêmes pièces circulent sur les sites de reventes, une plus grande partie de la population pourrait se les offrir, et tout ça, sans acheter systématiquement neuf.

Un événement ? Et si on essayait la location ?

On n’y pense pas forcément, mais pourquoi ne pas envisager de louer un vêtement à l’occasion d’un événement unique ?

J’ai souvent pensé à me coudre une robe pour des mariages par exemple, et je l’ai d’ailleurs déjà fais. Mais après réflexion, je me dis que je préfère investir dans un bon tissu et patron qui me permettront de coudre un vêtement que je pourrai porter régulièrement, et non une fois tous les deux ans. Ou bien, la cousette finie, il se peut que je ne sois pas être entièrement satisfaite du résultat et qu’au final je ne porte plus jamais ce vêtement.

Il y a deux ans, j’ai tenté l’expérience de louer une robe de soirée chez ‘Coucou’, et j’en étais très contente ! Beaucoup de choix (robes, mais également chaussures et accessoires), et prix et conditions très intéressants !

Le livre nous suggère également de louer des vêtements spécifiques pour le travail par exemple. Il est vrai que si nous devons porter des pièces plutôt classiques ou protocolaires dans le cadre de notre profession, ce genre de vêtements ne reflètent par forcément notre personnalité. Pourquoi ne pas plutôt louer et pouvoir les changer de temps à autre afin de ne pas accumuler ce type de pièces dans notre garde-robe ?

La question peut également se poser si nous partons en vacances quelques semaines dans un pays pour lequel nous n’avons pas forcément de vêtements adaptés aux températures locales (tropicales par exemple ou très froides). Louer des vêtements dans ce cas précis peut être une solution envisagée afin de pas investir le prix plein pour des pièces que nous n’allons porter que sur un laps de temps très court sur l’année et afin qu’elles ne finissent pas inutilement au fond de notre armoire.

Une réflexion sur les matériaux

Dans un autre chapitre, Cline aborde le sujet de la production des différents textiles quant à la fabrication de nos vêtements. Acheter des matériaux plus durables et nous informer d’avantage au sujet des textiles utilisés est un excellent moyen de réduire l’empreinte écologique de la mode.

Tout de fois, une grande question demeure: Existe-t’il un textile entièrement green ?

Dans cette partie de son livre, l’auteure nous en dit plus sur les bons et les mauvais côtés de divers matériaux (leur composition, leur impact et quelle alternative peut être utilisée) tels que le polyester, l’élasthanne, le nylon, le coton, la viscose, le cuir, la laine, la fourrure, le lin et la soie.

L’auteure nous met également en garde contre les textiles nocifs et leurs risques potentiels sur notre santé. Elle nous donne des conseils tels que laver ses vêtements avant de les porter, et elle nous encourage à s’intéresser aux marques et à leur positionnement sur la réduction des matières chimiques.

Personnellement, je suis abonnées aux comptes Instagram ‘The Greenimalist‘ et ‘Make my clothes great again‘, très calés sur le sujet et qui peuvent vous tenir au courant de l’actualité de la mode responsable. J’ai bien envie d’ailleurs de leur proposer une petite interview prochainement ! 🙂

Je pense que cette partie du livre est primordiale. Après ma lecture, je me suis dit: Finalement, nous portons des vêtements tous les jours, ils font parties de nos besoin primordiaux, et pourtant, nous ne prenons que trop peu de temps à réfléchir consciemment à ce que nous achetons, d’où cela provient, la composition, quand et où allons nous porter telle ou telle pièce etc. Nous considérons trop peu le vêtement comme un investissement à long terme, qui devrait perdurer dans le temps, alors que nous le faisons bien pour l’achat d’autres biens matériaux.

Prendre soin de ses vêtements: un must afin de garantir leur longévité !

Pour terminer cet article, je souhaiterais évoquer quelques conseils que le livre nous propose en ce qui concerne le lavage de nos vêtements.

Comme expliqué par Cline, une fois que nous avons construit une garde-robe plus durable et qui correspond mieux à nos besoins, en prendre soin est une évidence. Ce chapitre du livre est dédié à des pratiques faciles, durables et non contraignantes afin de garantir une meilleure longévité de ses vêtements.  

D’après l’auteure, selon une étude menée en 2014, la génération des millennials (nés entre 1980 et fin des années 1990), qui a plutôt grandie dans l’ère de la fast fashion, maîtrise très peu la pratique des bases quant à la retouche des vêtements et du lavage, comparé à leurs parents et grands-parents. Nous avons adopté une attitude déconnectée et du ‘jeter facilement’ qui se constate également dans notre buanderie, et qui a fortement diminué nos connaissances de comment prendre soin de ce que l’on porte.

Toujours selon Cline, si il y a bien une série d’habitudes qui peuvent faire diminuer notre empreinte écologique au niveau de la mode et si nous souhaitons faire perdurer nos vêtements plus longtemps, ne cherchons plus : Le lavage représente le deuxième plus gros impact environnemental sur le cycle de vie d’un vêtement.

Comme nous avons entièrement le contrôle sur nos routines de lavage, nous pouvons essayer de diminuer cet impact par quelques pratiques très simples.

Le livre pourrait-il par exemple vous convaincre d’utiliser moins souvent votre séchoir ? Ou si nous optons pour un lavage en machine, essayons d’utiliser de l’eau plus froide – bien mieux pour les couleurs et pour la durabilité des fibres -, ou carrément de laver certaines pièces à la main.

Concernant mes pulls tricotés, j’évite en général de laver mes pièces en laine tant que cela n’est pas indispensable. Si mon pull n’est pas sale mais que je souhaite simplement me débarrasser des odeurs, je le suspends dans un endroit bien ventilé à la lumière naturelle, ou je le vaporise légèrement avec mon fer à repasser.

Et toi, tu as d’autres astuces ?

Merci de m’avoie lue, en espérant que les divers sujets aient pu t’intéresser et t’inspirer 🙂

À bientôt!

Fanny

* Fondée en 2010, la Fondation Ellen MacArthur s’est donnée pour mission d’accélérer la transition vers l’économie circulaire.

Publié par

Fan du DIY, je suis une apprentie tricotteuse et coutureuse. J'adore également les séries, les podcasts, les voyages, le yoga.

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