Un petit moment avec Fanny, ‘The Greenimalist’ – L’art de s’habiller avec peu de pièces, mais avec style !

Tu cherches des informations sur où trouver un jean clean, de comment déterminer tes pièces basiques, bien entretenir tes vêtements ou encore en savoir plus sur les substances toxiques que ceux-ci contiennent ? Alors, ne cherches plus, j’ai le compte Instagram qu’il te faut ! 

Je suis ravie de te proposer un nouvel article dans lequel je te présente Fanny, microblogueuse du compte Instagram ‘The Greenimalist’, parlant de la mode éco-responsable, qui a très gentiment accepté de m’en dire plus sur son parcours, ses inspirations et ses conseils !

Comment est né « The Greenimalist » ?

Fanny lance son compte Instagram il y a environ 4 ans, avec comme première idée de conseiller ses amies à la recherche d’astuces et de quelles alternatives possible, matières à éviter etc. À ce moment-là, encore peu de comptes sur les réseaux sociaux sont consacrés à ce sujet. Sa communauté ne fait que grandir, et au fur et à mesure, Fanny commence à y diffuser de plus en plus d’informations au sujet des dessous de la mode, de comment consommer de manière plus responsable et à y écrire plus de contenu de fond.

En tant que juriste, Fanny fait usage d’une méthodologie apprise pendant ses études de droit, qui lui est d’une grande aide pour la création de contenu, et fait en sorte de transmettre les informations de la manière la plus claire qui soit afin que celles-ci soient accessibles à un large public. Le travail de recherches est primordial quant à la diffusion d’un tel contenu, de même que l’importance de s’en tenir aux faits, comme par exemple son poste écrit sur le ‘REACH’ (le règlement européen pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne – https://www.instagram.com/p/CUss5Q2g8mJ/).

Fanny m’explique qu’elle a toujours aimé le style et bien s’habiller, que la passion pour la mode lui a été transmise par sa maman, grande fan des créateurs japonais. Pourtant, il y a 8 ans, un déclic se fait par rapport à la mode et son impact après une lecture dans une revue spécialisée qui indique que certains vêtements et chaussures provoqueraient des allergies et des brûlures sur le corps. Pour Fanny, c’est là un signe que nous ne savons pas tout au sujet des produits et des vêtements que nous achetons ; mais à l’époque, peu d’informations sur le sujet sont disponibles. Vient le moment en 2013 de l’effondrement du Rana Plaza, à Dacca, provoquant la mort de 1127 ouvriers de l’industrie textile. Depuis lors, une plus grande prise de conscience se fait ressentir chez les consommateurs de vêtements. Fanny met un terme aux achats compulsifs et essaie de prolonger au maximum la durée de vie de ses vêtements.

Une de ses grandes sources d’inspiration fut « Le livre noir de la mode » (par Audrey Millet), un ouvrage composé de beaucoup de recherches de par l’auteure historienne qui nous y explique entre autre d’où vient la mode conventionnelle. Comme toute problématique, explique Fanny, il est intéressant de regarder d’abord dans le passé afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui.

Fanny évoque également le reportage « The true cost », un documentaire de 2015 qui se concentre sur la fast fashion et l’industrie de la production de vêtements et ses effets tels que la pollution des sols et les rivières.

Comme moi, elle adore également le podcast ‘Nouveau Modèle’ de Chloé Cohen, invitant des femmes inspirantes (créatrices, stylistes, entrepreneuses,..) venues de l’univers de la mode éco-responsable.

Alors, comment réellement faire face à la fast fashion ?

Pour Fanny, un premier pas est déjà de se rendre compte à quel point nous sommes manipulés par la publicité (je t’en parle également dans cet article) et ce, souvent à notre insu. Notre société de consommation nous incite à acheter de plus en plus, sans nous poser la question de ce dont nous avons réellement besoin. Nos achats ne doivent pas être décidés sur base de nos émotions mais doivent être réfléchis dans un contexte plus large tel que l’utilité réelle du vêtement, avec quoi nous allons le porter, en quelle occasion etc. Les achats spontanés sont donc à éviter, et le tout est de pouvoir se tenir à ces résolutions sur la longueur (ne pas craquer en période de soldes par exemple 😉).

Ensuite, en sachant que nous ne portons au final que 30% de notre garde-robe, il ne sert à rien d’acheter des tonnes de vêtements qu’on ne mettra pas ou qu’on ne saura pas comment revaloriser. En effet, explique Fanny, une bonne partie des vêtements dont nous ne voulons plus finiront dans le circuit de la seconde main ou dans une déchetterie d’un pays lointain pour au final atterrir dans les cours d’eau et polluer les terres dû au substances nocives que les vêtements contiennent.

En connaissant tous ces dessous peu reluisants de la mode, chacun et chacune peut parvenir à se raisonner et à prendre du recul et conscientiser ses achats, en se posant les bonnes questions (En ai-je vraiment besoin ? Ai-je déjà un doublon dans mon placard ? Vais-je vraiment le porter ? Comment bien l’entretenir ?).

Pour Fanny, mieux acheter et consommer est également une question d’acceptation de soi, car il faut savoir ce qui nous va, ce qui nous met en valeur, alors que la mode ne cesse justement de jouer avec nos insécurités, en nous faisant croire qu’en portant tel ou tel vêtement, nous allons appartenir à une « élite ».

Fanny me dit d’ailleurs ne pas avoir une très grande garde-robe, elle se concentre avant tout sur des pièces classiques, qu’elle peut facilement combiner entre elles. (Tu peux retrouver son poste au sujet des basiques, ici : https://www.instagram.com/p/CVJA31IMNuf/).

L’avantage d’une garde-robe qui ne déborde pas, est que Fanny porte tout ses vêtements et c’est un vrai plaisir d’arriver justement à bien s’habiller avec seulement quelques pièces que l’on peut combiner de plusieurs façons. Posséder moins de vêtements nous permet de faire cet exercice de réflexion, alors que, comme dit précédemment, nous sommes sans cesse solliciter à acheter.

À quoi ressemblera la mode du futur ?

Pour Fanny, la seconde main a le vent en poupe et dépassera petit à petit les achats fast fashion, mais pour cela, il faut évidemment que les vêtements de première main soient de bonne qualité pour commencer.

La location de vêtements (je t’en parle aussi dans cet article) risque de connaître également une forte montée en puissance, grâce à plusieurs investisseurs qui commencent à s’intéresser à ce principe.

Mais surtout, explique Fanny, il faudrait pouvoir recycler de manière beaucoup plus efficace. Aujourd’hui, seulement 1% des vêtements sont recyclés ! Pour remédier à cela, ainsi qu’à toutes les autres problématiques mentionnées dans cet article, nous sommes beaucoup à compter sur le soutient des pouvoirs publiques, avec l’espoir d’être entendus que ce problème soit prit plus au sérieux.

Fanny me confie avoir participé à l’écriture d’un livre sur le sujet qui sortira dans quelques mois. Il me tarde déjà de le lire !

Publié par

Fan du DIY, je suis une apprentie tricotteuse et coutureuse. J'adore également les séries, les podcasts, les voyages, le yoga.

2 commentaires sur « Un petit moment avec Fanny, ‘The Greenimalist’ – L’art de s’habiller avec peu de pièces, mais avec style ! »

  1. Etant moi-même intéressée par le sujet puisque j’ai commencé un blog là-dessus en début d’année, j’aime beaucoup ton article ! Ca me donne bien envie de lire Le livre noir de la mode. J’avoue que je m’interroge sur la location des vêtements, en termes de nettoyage (est-ce qu’il n’y a pas trop de gaspillage d’eau), du nombre d’achats par l’entreprise, de la fabrication et d’où les habits sont achetés… Mais c’est toujours mieux pour la surconsommation ! Je vais aller me documenter je pense 🙂
    Merci pour cet article !

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou! Merci pour ton commentaire et ta lecture! 🙂
      Le livre noir de la mode se situe aussi sur ma liste d’envies du coup! Cela a l’air super intéressant, et troublant à la fois!
      C’est une très bonne remarque que tu fais au sujet de la location de vêtements! Si tu souhaites lire mon article sur la partie 2 du livre Conscious Closet, j’y explique que je trouve le concept avant tout intéressant pour ce qui est d’un besoin ‘one shot’ de certains type de vêtement, genre pour un voyage par exemple ou mission professionnelle. Mais il est vrai qu’il faut continuer à faire attention aux pratiques d’une telle entreprise, donc à méditer ! 🙂 Si je m’essaie au concept, j’en ferai très certainement aussi un article! À bientôt! 🙂

      Aimé par 1 personne

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