Un petit moment avec Mathilde, ‘Make my clothes great again’ – L’art de sensibiliser tout en couleur et avec bienveillance !

J’ai découvert le compte Instagram de Mathilde, alias ‘Make my clothes great again’, lors de la sortie de son premier livre, intitulé ‘Changeons de mode’, en juin dernier. Après l’avoir acheté et lu, beaucoup de sujets m’ont interpellé et j’ai immédiatement eu l’envie de proposer à Mathilde d’en parler ensemble. Ayant accepté ma demande avec tellement d’enthousiasme et de gentillesse, je te livre ci-après, notre petit échange ! 😊

Pendant son enfance, Mathilde était couverte de beaux vêtements de par sa grand-mère, qui lui a transmis sa passion pour la mode. Malheureusement, Mathilde finit par faire une allergie à certains vêtements en synthétique, affectant sa peau, ce qui fait qu’elle s’éloigne un temps de la mode et de la consommation de vêtements.

Un autre déclic se fait lors de sa formation en école commerciale, pour laquelle elle doit effectuer des stages. Elle commence dès lors à s’intéresser de plus près aux textiles après avoir remarqué l’utilisation de certaines marques dites ‘fair trade’ et responsables par des entreprises. Mathilde se dit que cela signifie donc qu’il doit exister des dérives, et que certains textiles sont sans doute nocifs.

Pourquoi Instagram ?

Pour évoquer ces problématiques, Mathilde pense pendant tout un temps à lancer un blog, pour lequel elle avait déjà rédigé plusieurs articles. Elle décide finalement de se tourner vers Instagram, qui lui semblait plus spontané quant au partage de ces découvertes, notamment quand ses amis lui dont demandé d’aller faire de shopping pour eux, à la recherche de labels écoresponsables. Mathilde publie alors cela en story, réalise que cela lui convient mieux et fait passer son compte en public.

Tout de fois quand elle se lance dans ce microblogging, le sujet de la mode écoresponsable est déjà très ‘populaire’ sur Instagram car le sujet fait de plus en plus parler. Mathilde choisit de se différencier en faisant transparaitre sa personnalité sur son compte, en utilisant des couleurs douces, en créant des posts contenant des infos mais en y ajoutant une touche d’humour. Bref, un compte qui ressemble à un petit carnet de poésie, qui se reflète également dans la mise en page de son livre.

Son livre est d’ailleurs un excellent point de départ, comprenant un tas de conseils, pour tout un chacun qui souhaiterait changer ses habitudes en matière de consommation ou en apprendre plus sur l’industrie de la mode et son impact.

Aujourd’hui, explique Mathilde, personne ne peut passer à côté du fait que l’industrie de la mode est très polluante et qu’en prime, elle exploite des travailleurs. Les média et les réseaux sociaux en parlent de plus en plus et il suffit de regarder quelques reportages pour découvrir ce qui se cache réellement derrière la fabrication des vêtements destinés à la fast fashion.

Le challenge de la sensibilisation

Tout de fois, il ne suffit pas que les consommateurs se rendent compte de toutes ces dérives, le plus grand challenge consiste à les faire se sentir concernés quant à ces problématiques, ce qui augmenterait considérablement leur volonté de changer leurs habitudes en matière d’achat de vêtements.

Réussir à sensibiliser une majorité de personnes et comment faire en sorte qu’elles se sentent touchées par les dérives de la mode, sans les culpabiliser et sans qu’elles ne se sentent agressées, voici une question que Mathilde se pose encore.

Car après tout, le rapport de chacun au vêtement est tellement personnel et peut changer au fil du temps. Ce fût le cas pour Mathilde qui adolescente, se sentait obligée de s’habiller à ‘la mode’, en associant le vêtement à pouvoir occuper une place dans un groupe et se sentir intégrée. Pourtant, une fois que ces soucis de santé ont refait surface suite au port de certaines matières, la superficialité de cette idée est devenue évidente pour Mathilde et elle s’est rendue compte que toute cette surconsommation ne la mènerait nulle part.

Quant à sa manière d’acheter, Mathilde explique qu’elle se dirige vers le neuf après s’être demandée de si elle a vraiment besoin d’une pièce particulière, de si elle va la porter longtemps, et surtout, elle choisit de la qualité afin de pouvoir garder le vêtement encore des années après l’achat.

Pour Mathilde, la démarche d’acheter moins mais acheter neuf auprès de marques responsables dont les vêtements durent dans le temps, malgré le prix qui peuvent en faire fuir certains, mais de meilleure qualité, est déjà très importante.

Qualité au-dessus de quantité

Aujourd’hui, il n’est d’ailleurs pas encore facile pour ces marques émergentes de faire réelle concurrence aux grosses chaînes car en tant que consommateur, la fast fashion nous a fait perdre la notion de qualité, mais pourtant si importante lorsque l’on souhaite consommer mieux. Là-dessus, les anciennes générations ont de quoi nous apprendre.

Mathilde possède peu de pièces dans sa garde-robe, mais souhaite malgré tout que le plaisir de s’habiller et de pouvoir changer de vêtement selon notre envie du moment reste primordial. Et quand un de nos vêtements ne nous convient plus, pourquoi ne pas se tourner vers le upcycling, afin de ‘pimper’ celui-ci et qu’il nous plaise à nouveau ?

D’ailleurs, sur la question du futur de la mode, Mathilde estime que la revente, le DIY, la location et le recyclage peuvent petit à petit prendre le dessus sur la fast fashion. Pourtant, elle se pose la question de quels effets cela peut avoir économiquement et socialement, car si à l’heure actuelle, nous ne voyons pas directement quel effet notre consommation a sur la planète et certaines populations, nous ne voyons pas ce que procurerait l’effet inverse. Tellement d’interdépendance existe au niveau mondial entre les différents pays, qu’il faut tout de fois s’interroger sur l’effet qu’aurait l’arrêt de certaines exportations. Cette réflexion me semble en effet essentielle et très intéressante à creuser.

Du même que la question qu’aborde Mathilde dans son livre au sujet de la condition des femmes, principalement concernées par le travail de la terre, et de la corrélation entre une meilleure justice sociale et l’amélioration de la question climatique. Le sujet me passionne tellement, que je souhaiterais y revenir dans un prochain article.

Enfin, explique Mathilde, avec le temps, la quantité de vêtements neufs va sans doute devenir moins importante dans la grande distribution. Le plus important est que leur qualité et durée dans le temps augmentent, afin que par après, la seconde main soit également intéressante, ce qui est loin d’être le cas actuellement avec les pièces vendues dans la fast fashion.

Si tu souhaites en savoir plus sur l’élaboration de l’écriture de son livre, tu peux retrouver Mathilde sur sa chaîne Youtube, et bien-sûr, sur son compte Instagram, sur lequel elle ne manquera pas de te tenir au courant de l’actualité de la mode écoresponsable ! 😊

Publié par

Fan du DIY, je suis une apprentie tricotteuse et coutureuse. J'adore également les séries, les podcasts, les voyages, le yoga.

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